Le capital-investissement (ou private equity) consiste à soutenir le développement d’une entreprise grâce à un apport en fonds propres. Les sociétés de capital-investissement, majoritairement indépendantes (leur capital étant détenu par le management et les associés), lèvent des fonds auprès d’investisseurs institutionnels (banques, assureurs, fonds souverains, etc.) et de la clientèle retail (particuliers et family offices), pour les investir dans des entreprises. Il existe quatre segments d’activité dans le secteur du capital-investissement : le capital-innovation (au démarrage de l’entreprise), le capital-développement (dans sa phase de croissance), le capital-transmission (lors de sa transmission ou de sa cession) et le capital retournement (segment qui représente une part très marginale du capital-investissement).

Forte hausse des levées de fonds sur moyenne période
Les sociétés de capital-investissement présentes sur le marché français ont levé 18,5 Md€ de capitaux en 2020, un montant plus de deux fois supérieur à celui de 2013. Ils s’approvisionnent très majoritairement auprès d’investisseurs institutionnels, qui disposent de liquidités abondantes et adaptées à des placements de long terme. C’est le cas des fonds de fonds, des fonds publics, des compagnies d’assurance et des mutuelles. Ces trois profils de souscripteurs ont été à l’origine de près de 57% des montants levés par les acteurs du capital-investissement en 2020.
Le private equity français attire les investisseurs étrangers
La structure des levées de fonds du private equity dans l’Hexagone se distingue de celle observée dans certains pays voisins. Elle se caractérise en effet par la place prépondérante des capitaux publics parmi les investisseurs alors qu’à l’inverse le poids des investisseurs particuliers et des caisses de retraite dans les levées de fonds est faible. Cette situation s’explique notamment par la forte aversion au risque des particuliers épargnants et par un système de retraite basé sur la répartition et non sur la capitalisation. Les acteurs du private equity jouissent par ailleurs d’une attractivité importante vis-à-vis des investisseurs internationaux. En 2020, les capitaux étrangers représentaient ainsi 31% des montants levés.
L’Île-de-France concentre une part importante de l’activité
Les acteurs français du private equity réalisent la majorité de leur activité en France. Sur les 17,8 Md€ d’investissements octroyés en 2020, 12,6 Md€ ont été alloués à des entreprises implantées en France. L’activité est très concentrée géographiquement. L’Île-de-France a, en effet, capté à elle seule 54% des montants investis en private equity (hors investissements réalisés à l’étranger) en 2020, loin devant les régions Auvergne-Rhône-Alpes (13,0%) et Nouvelle-Aquitaine (7,9%). Certains acteurs entendent réduire cette fracture territoriale. Bpifrance a, par exemple, intégré à son plan stratégique à horizon 2023 la lutte contre les inégalités territoriales.
Les PME sont les principales cibles des investissements
Les PME restent les principales bénéficiaires du capital-investissement en France. Parmi les 2 314 entreprises accompagnées en 2019, près des deux tiers employaient entre 10 et 250 salariés et plus de 80% faisaient l’objet d’investissements de capital-risque et de capital-développement. Dans le sillage de la montée en puissance du numérique, les investissements réalisés dans les nouvelles technologies et dans le secteur médical et des biotechnologies ont fortement augmenté ces dernières années.














