Une forte croissance en 2022 principalement tirée par l’inflation
Après un rebond à deux chiffres en 2021, le chiffre d’affaires du commerce de gros augmentera de plus de 12% en 2022. Une croissance en trompe l’œil essentiellement tirée par l’inflation. Face à la flambée des coûts d’achat de matériaux et des prix des produits manufacturés (couplé à l’augmentation des frais de transport), les négociants réussiront à répercuter largement ces hausses dans leurs prix. C’est notamment le cas dans la filière BTP ou agricole où les négoces sont en position de force. Porté par le plan de relance, l’investissement des entreprises en biens matériels restera par ailleurs bien orienté, venant alimenter les carnets de commandes des grossistes en machines-outils. Ceci étant, l’activité en volume va nettement décélérer au cours de l’année. Dans un contexte international dégradé et de tensions sur le pouvoir d’achat, la demande en biens de consommation va notamment se tarir.
L’euphorie retombera en 2023
Les perspectives des négociants pour 2023 s’annoncent nettement moins roses. Contrairement aux deux années précédentes marquées par une forte inflation, les prix des produits manufacturés et des matériaux vont se normaliser à mesure que s’allégeront les contraintes d’approvisionnement, obligeant les négoces à s’aligner. En volume, l’activité manquera tout autant de vigueur, confrontée au ralentissement de l’économie française. Malgré le surplus d’épargne hérité de la crise sanitaire, la consommation des ménages sera au mieux atone. La demande en matériels domestiques (bricolage, outillage, etc.) va notamment se tasser après le fort engouement post-pandémie, ce qui se traduira par des commandes en berne pour les grossistes. D’autant que face à une conjoncture aussi incertaine, certains distributeurs (qui se fournissent auprès de négoces) pourraient privilégier une stratégie d’écoulement de leurs stocks.















