Confronté à la hausse des coûts de l'énergie, le spécialiste des plats cuisinés appertisés Cofigéo se dit contraint d’arrêter la production de quatre de ses huit sites industriels à partir du 2 janvier 2023. Les 4 sites visés (Capdenac dans l'Aveyron, Pouilly-sur-Serre dans l'Aisne, Camaret-sur-Aigues dans le Vaucluse et Lagny dans la Marne) représentent 80% de la production du groupe. Selon le président de Cofigéo, la décision est inévitable pour protéger l'entreprise, dont la facture annuelle d'énergie pourrait passer de 4 à 40 millions d’euros (gaz et électricité nécessaires à la cuisson et à la stérilisation des plats et recettes cuisinés).
Cofigeo domine très largement le marché des plats appertisés en France avec plus de 50% des parts de marché en GMS. Le groupe s’appuie pour cela sur la notoriété de ses grandes marques nationales (William Saurin, Zapetti, Garbit, etc.) et sur une production importante de produits sous MDD. Sa principale filiale, William Saurin a été acquise en 2017 suite au démantèlement du groupe Financière Turenne Lafayette.
L'annonce de Cofigéo a fait l'effet d'une bombe dans le secteur des industries alimentaires. Ces dernières alertent depuis plusieurs mois sur la hausse des coûts liée à l'énergie, avec pour corollaire la survie des entreprises les plus exposées ou les plus fragiles, et le risque d'une deuxième lame de fond concernant l'inflation des produits alimentaires en 2023. En dehors des industries électro-intensives (disposant de contrats spécifiques) telles que l’industrie sucrière et l’industrie des produits amylacés, les secteur de l'alimentation animale, des produits laitiers et des huiles et graisses figurent parmi les plus exposés à la hausse des prix de l'énergie.















