Essoufflement de l’effet de rattrapage post-covid et effet prix salvateur
Le chiffre d’affaires du macro-secteur de l’information-communication a augmenté de 10% en 2022. Plusieurs moteurs ont alimenté cette croissance. Les dépenses des entreprises dans les technologies d’information et de communication (TIC) sont restées élevées en valeur, a fortiori dans un contexte d’augmentation de la facture énergétique des fournisseurs de services cloud et de revalorisation tarifaire de nombreux logiciels d’entreprises (les éditeurs ont également dû faire face à de fortes pressions salariales de la part des profils tech). Dans un autre registre, le marché publicitaire a récupéré en 2022 du terrain perdu lors de la crise sanitaire sans toutefois son niveau d’avant-crise. Il faut dire que la dégradation des perspectives économiques tend à freiner les investissements de communication des annonceurs. Les régies publicitaires de médias (traditionnels et digitaux) ont elles aussi fini l’année en hausse, portées par l’effet de rattrapage du marché publicitaire.
Les éditeurs de logiciels porteront l’essentiel de la croissance en 2023
La croissance du macro-secteur ralentira en 2023 (+5,9% selon Xerfi). L’essoufflement de l’effet de rattrapage post-covid se heurtera à la persistance d’un climat économique dégradé (inflation sur l’énergie et l’alimentaire, pressions sur le pouvoir d’achat des ménages, ralentissement de la consommation, etc.). Ces perspectives risquent d‘impacter principalement le marché publicitaire : les annonceurs vont en effet limiter leurs investissements publicitaires dans un contexte de consommation déprimée. Du côté des TIC, la demande en prestations et logiciels d’entreprises restera en effet soutenue et portera l’essentiel de la croissance du macro-secteur. La migration vers le cloud favorisera la croissance des revenus des éditeurs de logiciels SaaS et des prestataires qui piloteront la transformation numérique des sociétés.















