Un secteur très dynamique depuis 20 ans
Les industriels à l'offensive sur les marchés internationaux
Les industriels de la BVP génèrent entre 20% et 30% de leurs chiffre d'affaires à l'export. L’Hexagone est d'ailleurs le 4e exportateur mondial derrière l’Allemagne, le Canada et l’Italie. Les entreprises implantées en France disposent d’avantages compétitifs significatifs grâce à la présence sur le territoire national de filière amont importante et de qualité (blé, œufs et beurre notamment). Surtout, les entreprises nationales peuvent compter sur un savoir-faire spécifique et sur l’image positive véhiculée par la gastronomie française. Les baguettes et croissants jouissent par exemple d’une réelle notoriété à l’international, où ils représentent en quelque sorte l’étendard d’un mode de vie à la française. Plus qu’un argument marketing, il s’agit pour les opérateurs d’un véritable levier de différenciation, à tel point que certains industriels étrangers n’hésitent pas à s’implanter en France pour bénéficier du label Made in France, et ensuite exporter leurs produits. C'est notamment le cas du Coréen SPC (projet en stand-by) ou de l’Espagnol Vicky Food qui compte ouvrir sa première usine française à Fragnes-la-Loyère (71) d'ici 2022 et vise 25 M€ de chiffre d'affaires la première année. Si la compétition est particulièrement rude sur les marchés extérieurs, les industriels français sont passés à l’offensive depuis 2015, parvenant à récupérer quelques points de parts de marché : une véritable performance alors que les industries alimentaires françaises souffrent d’un déficit de compétitivité généralisé à l'export.

En France, les boulangeries artisanales perdent du terrain
Si les boulangeries artisanales représentent encore aujourd’hui l’essentiel de la production de pains en France (53,4% du total de la consommation de farine dédiée à la panification en 2020), leur poids a tendance à baisser chaque année face à la concurrence des industriels. En effet, entre les problèmes de recrutements (pénurie de main-d’œuvre qualifiée, conditions de travail difficiles, horaires décalés, etc.), et des problèmes de compétitivité en matière de prix et surtout de service (fermeture le dimanche, offre moins vaste que dans les terminaux de cuisson, stock en fin de journée, maillage territorial, etc.), les boulangeries artisanales se heurtent à plusieurs freins structurels. Au final, le poids des industriels de la BVP dans la consommation de farine a progressé de 7 points en 10 ans, avec une forte accélération en 2020.















