Un marché en croissance, mais menacé par les pressions sur le pouvoir d'achat
Jusqu’ici tout va bien pour le marché des compléments alimentaires. Les efforts de renouvellement de l’offre et les stratégies de recentrage sur les promesses santé ont en effet porté leurs fruits. Et la tendance devrait persister d’ici 2025. A moins que les pressions sur le pouvoir d’achat obligent une partie des consommateurs à des arbitrages serrés et que le durcissement des conditions de financement fragilisent les stratégies de développement les plus ambitieuses, en particulier en matière d’innovation.
Et alors que les Big Pharma ont opté pour le recentrage de leur portefeuille sur les médicaments à fort potentiel, se délestant de leur activité grand public, le cheminement est exactement inverse pour les laboratoires français de taille moyenne. De quoi relancer le mouvement de consolidation. A terme, les rapprochements vont se multiplier. Déjà, des acteurs du capital investissement ont pris le contrôle de plusieurs opérateurs avec pour ambition d’accélérer leur stratégie de croissance externe et de maximiser la valeur de leurs actifs à la revente. Ensuite, les Mid Pharma tentent elles aussi de jouer le rôle de consolidateur. Sans oublier que les spécialistes du marché cherchent à couvrir de nouvelles aires thérapeutiques. Nombre de fabricants de compléments alimentaires, à capitaux familiaux, pourraient en outre être cédés. En clair, le potentiel de consolidation d’un marché atomisé est encore élevé.
Les pharmacies confortent leur leadership
Dans un contexte de défiance envers les médicaments classiques, les Français manifestent eux un intérêt croissant pour les compléments alimentaires en général, ceux de la classe Tonique puis des promesses Humeur/Stress/Sommeil et Digestion/Transit en particulier. Plus globalement, les ventes sont tirées depuis des années par les innovations (nouvelles formes galéniques, phytothérapie et bio, CBD…). Des consommateurs qui se sont engouffrés dans les pharmacies pour réaliser des tests antigéniques et se faire vacciner pendant la crise sanitaire, dopant au passage la fréquentation des officines. Dans ces conditions, les pharmacies ne cessent de gagner du terrain.
A moyen terme, les grandes et moyennes surfaces (GMS) entendent bien leur ravir des parts de marché en raison de leurs efforts pour améliorer la visibilité de ces produits et pallier le manque d’informations avec des éléments de PLV. Ce circuit sera aussi porté par l’arrivée de nouvelles marques (comme Zohi présente en GMS depuis le printemps) et le lancement de nouvelles références hors Minceur.














