Après plusieurs mois de recul, le climat des affaires dans le bâtiment s’est stabilisé à la fin de l’été à hauteur de 105-106, au-dessus donc de sa moyenne de long terme. Une stabilisation qui pourrait bien être éphémère. La chute des mises en chantiers de bâtiments neufs et la baisse de la demande de la part des particuliers en chantiers de rénovation affectent en effet de plus en plus les professionnels du secteur. D’ailleurs, le solde d’opinion sur l’activité prévue est passé en territoire négatif au cours de l’été, pour la première fois depuis plus de deux ans. Si le climat des affaires reste positif, c’est en grande partie parce que le matelas de commandes est toujours globalement confortable et permet encore de voir venir (8,5 mois de travail à effectif constant, stable sur les quatre derniers mois).
Concernant l’évolution prévue des prix, la détente se poursuit mais le solde d’opinion est encore à un niveau élevé (+14 contre -9 pour la moyenne de long terme). Les dirigeants de la filière du bâtiment sont par ailleurs toujours affectés par le manque de personnel. 42% indiquent que le manque de main-d’œuvre limite leur activité. En revanche, les difficultés d’approvisionnement sont revenues au niveau de leur moyenne de long terme, ce qui confirme la normalisation de la situation.
Du côté des travaux publics, la dernière enquête, effectuée entre fin juin et début juillet, indique une nouvelle dégradation des perspectives d’activités perçues par les dirigeants d’entreprises.















