Alors que la fin des tensions d’approvisionnement touchant aux semi-conducteurs était attendue autour de mi-2022, le consensus table désormais pour une normalisation seulement en 2023. Cette situation allonge les délais de livraison et affecte en retour la demande en véhicules neufs. Les ménages et les PME désirant s'équiper rapidement se tournent ainsi vers le marché de l'occasion, d'autant plus que les pressions sur le pouvoir d'achat se renforcent et que le prix des véhicules neufs augmente rapidement. Par ailleurs, plusieurs fermetures de sites d’équipementiers, déjà effectives ou programmées, plombent aussi l'activité. Malgré cela, l’amélioration de l'approvisionnement en semi-conducteurs au second semestre et l'impact positif du lancement de la production du 4X4 Grenadier d'Ineos en juillet et de la montée en cadence sur l'année de la Megane, de la nouvelle 308 et de la Yaris Cross, soutiendra la croissance de l’activité de l’industrie automobile française. Au final, la production aura progressé de 6,5% sur l’exercice. Un chiffre plutôt flatteur mais qui ne doit pas faire oublier que l’activité resterait ainsi inférieure de plus de 20% à son niveau de 2019.
L'amélioration pérenne de l'approvisionnement en semi-conducteurs devrait permettre à la production automobile française de retrouver un fonctionnement à peu près normalisé en 2023, avec à la clé une hausse importante de l'activité en moyenne annuelle (+8%). Certes, la crise économique qui se profile pèsera sur la demande en véhicules neufs, mais celle-ci était déjà artificiellement contrainte en 2022 par l'incapacité des constructeurs à honorer leurs commandes dans des délais raisonnables. Par ailleurs, aucune délocalisation n'est prévue, la production de la nouvelle Megane va monter en cadence et la nouvelle 408 sera assemblée à Mulhouse.














