Le marché de l’assurance reste dynamique en 2022
L’activité restera dynamique en 2022 (+4,0% d’après nos prévisions). Sur une bonne lancée au 1er semestre, les cotisations en assurance-vie resteront soutenues dans un contexte propice à une remontée des taux d’intérêt et alors que le réservoir d’épargne accumulé par les Français pendant la crise reste important. En assurance santé, c’est un scénario de croissance « contrainte » qui se dessine, avec d’importantes revalorisations tarifaires (de l’ordre de 3,5%) en individuelle comme en collective pour absorber l’envolée des remboursements en 2021. En assurance dommages, les revenus devraient être tirés par des revalorisations tarifaires également soutenues et la croissance de la masse assurable. C’est le cas en auto où l’inflation continue du prix des pièces détachées devrait dans l’ensemble se répercuter sur les primes (ce ne sera toutefois pas systématique : la Maif, par exemple, a gelé ses tarifs pour 2022).
Pas d’inflexion prévue pour 2023
L’activité sera bien orientée en 2023 (+4,0% d’après nos prévisions). Les ressorts de la croissance continueront d’opérer. En assurance-vie, les pressions inflationnistes pénaliseront certes la collecte des fonds euros, mais ce mouvement sera compensé par la bonne dynamique des unités de compte, vers lesquels s’orienteront et les assureurs et les épargnants en quête de rendement. Sans compter la bonne dynamique des contrats eurocroissance et la production des PER qui restera soutenue. En santé, les revalorisations tarifaires resteront fortes alors que l’effet complet de la réforme 100% Santé se fera sentir. Des hausses de prix doperont également l’activité sur certains segments où l’aléa est encore peu maîtrisé (cyber, risque climatique, etc.). À condition toutefois que le durcissement des conditions de marché (retrait de certaines clauses, restrictions de certaines extensions en pertes d’exploitation, etc.) n’entame pas trop la masse assurable.















